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Présentation

Dimanche 19 février 2006

Ce serait donc lui

L’Homme qui m’est destiné ?

Rien ne me le présageait

Il était pourtant ici

Sans que je le vois

Tellement près…

On s’évitait, je crois

Peut-être la lâcheté…

Heureusement, on s’est achoppé

Et l’histoire peut commencer

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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Samedi 18 février 2006

Cela arriva un jour d’été,

Son front perlé de sueur,

Il respirait à grand peine,

Se mouvait avec lenteur.

Et là, à l’ombre d’un hêtre,

Il fut touché par la douceur,

D’un petit Vent glacé,

Une brise qui lui ravit le cœur,

Il le caressa émerveillé,

Lui dit : « Mon amour, ma sœur,

Je prendrai soin de toi,

Je te donne ma demeure,

Ma vie, mon souffle, mon âme,

Tu me donneras ta fraîcheur »

Le petit Vent le suivit,

Le comblant de bonheur.

Il para le petit Vent,

De poussière de diamant,

De baume et d’encens,

D’un bleu éclatant,

Des couronnes d’antan

Lui offrit les océans,

Les lions, les éléphants,

Les matins de printemps

La lune et le firmament.

Les petits Vents ne sont pas méchants,

Mais ils sont bien inconstants,

Ils coulent entre les doigts,

On ne les possède pas,

Alors le petit Vent retint son souffle

Et de toutes ses forces expira,

Lui glaçant le cœur.

Il Le pétrifia,

Le démembra,

L’écorcha

Le dépeça,

Et s’en alla.

Son petit cœur de Vent était lourd,

Son petit cœur de Vent resta sourd.

Depuis on l’a vu passer,

Par quelques nuits d’été,

Chanter entre les os blanchis

De Celui qui l’a tant aimé.

C’est bien triste un petit Vent qui pleure,

Mais on ne peut le posséder…

Par Machiavel - Publié dans : Les itinéREELS
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Samedi 18 février 2006

Regarde-moi dans les yeux

Dis-moi le fond de tes pensées

Dis-moi ce qui te fait rêver

Es-tu au moins heureux ? 

 

Donne-moi ta main

Parle-moi de tes désirs

Parle-moi de l’avenir

Es-tu au moins serein ? 

 

Serre-moi fort, longtemps

Murmure-moi des mots d’amour

Murmure-moi qu’on s’aimera toujours

Es-tu au moins confiant ?

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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Samedi 18 février 2006

J’ose ébahi le long été 

 

Jusqu’où ? Elle le laissera entendre 

 

Jours ornés, elle libère les étoiles 

 

J’ondule et langoureusement l’envie 

 

Jamais on essaiera la lâcheté éphémère 

 

J’offre exalté, léger, l’éternité

Par Machiavel - Publié dans : Les itinéREELS
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Lundi 6 février 2006
Les week-ends à la manque,
Quand je te manque, quand tu me manques,
Les bras m’en tombent
Mon âme s’effondre
La vie est sombre
Je retourne dans ma tombe
Les secondes maléfiques, vides,
Putrides, arides,
Longues comme l’agonie,
Le désert infini,
Les lacs s’assèchent,
Le soleil s’éteint,
Ma bouche est rêche :
J’ai le goût de rien
Les poumons plein de sable,
Les yeux calcinés,
Les jambes embourbées,
Méconnaissable.
C’est une peste,
Un âge funeste,
Pourri, maudit,
Des bubons de vie,
Les week-ends à la manque
Quand tu me manques,
Et que je manque
De mourir pour toi
Par Machiavel - Publié dans : Les itinéREELS
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Dimanche 5 février 2006
Trois unions, trois histoires, trois voyages, trois âges...
 
Je t'ai sentie frémir, je t'ai sentie partir. J'ai longé tous tes rivages, embrassé tous tes secrets. Je me suis baigné à ta source tiède et fertile. J'ai vu tes seins mûrs caresser ma poitrine, tes hanches onduler en me cherchant, comme affolées, puis les douces et lentes retrouvailles, la langoureuse étreinte, quand nous n'étions plus qu'un. Pour repartir encore, savourant d'avance notre prochaine coïncidence. J'ai vu ton beau visage- si beau! si beau!- paisible et tendu, concentré et absent, tellement en moi et tellement ailleurs...
J'ai caressé la gracieuse cambrure de tes reins, les pouces sur les douces courbes de tes côtes. J'ai épousé ton corps nu, je me suis lové à ton dos soyeux,  je me suis noyé dans ta peau lisse, saisi tes délicates épaules, comme des fruits je les ai mordues.J'ai joué avec les pétales rosées de ta poitrine, en t'écoutant -  était-ce des gémissements, des soupirs, des murmures?- et chacun de ces chants m'a transpercé l'échine de délicieuses piqures de désir, de plaisir, de tendresse.
Je me suis laissé bercer par tes vagues, dévoré par tes lèvres ouatées, balayé par tes cheveux fragiles comme un souffle.
Je me suis laissé emprisonner par ton limon, par tes jambes cajoleuses, j'ai pris ton visage adoré entre mes doigts, plongé ma langue dans ton tourbillon, je t'ai dit "je t'aime" - t'en souviens-tu?
J'ai explosé de plaisir sur ton ventre tendre, un instant d'éternité, long et doux comme le goût d'amertume d'un bon vin, un plaisir déferlant par vagues, l'une toujours plus haute que la précédente, brûlant ma peau, étreignant mon coeur, flattant tout le long de ma colonne, me libérant, me tuant, m'enterrant et me faisant renaitre.
 
Je t'ai fait l'amour, tu m'as fait partir loin, si loin, je n'en reviens pas...
Par Machiavel - Publié dans : Les itinéREELS
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Samedi 4 février 2006

Quand, ce Jeudi-là, 

Nous nous sommes enfuis, 

Nous ne le savions pas, 

Mais nous sauvions nos vies. 

Nous avons émergé 

De plusieurs années de léthargie. 

Nous avons savouré

L’odeur nouvelle de la liberté. 

Nous avons mis de côté

 L’autre réalité, 

Celle qui nous empêchait 

De nous aimer. 

Le long du chemin, 

Tu m’as regardé, 

Tu m’as tenu la main,

Je t’ai senti préoccupé… 

J’’ai refusé d’envisager 

Le lieu où nous allions.

Je me suis laissée emporter,

J’ai fait taire ma raison 

Cette après-midi-là, 

Qu’importait l’endroit, 

Puisque je ne voyais que toi, 

puisque tu ne voyais que moi. 

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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Dimanche 29 janvier 2006

 

T’as mis du temps à m’aimer

Tu méditais, tu m’évitais

T’as mis du temps à m’aimer

Tu m’évitais, tu méditais

T’as mis du temps et des tourments

Semé de miettes de sentiments

La marche arrière, les freins avant

Des silences assourdissants

T’as mis du temps à m’aimer

Tu méditais, tu m’évitais

T’as mis du temps à m’aimer

Tu m’évitais, tu méditais

T’as mis du temps, un jour pourtant

T’as mis l’beau temps, t’as mis l’printemps

Dans mon pauvre cœur grelottant

Au souffle de mon quarantième rugissant

T’as mis du temps à m’aimer

Tu méditais, tu m’évitais

T’as mis du temps à m’aimer

Tu m’évitais, tu méditais

Tu t’es levée, t’as mis le jour

T’as enflammé mon ciel, mon amour

Je vis au soleil, bronzé toujours

Et je me brûle à tes lèvres de velours

T’as mis du temps à m’aimer

Tu méditais, tu m’évitais

T’as mis du temps à m’aimer

Tu m’évitais, tu méditais

Et si t’as peur, de la douleur,

Ma tour d’ivoire, mon tour d’honneur

Je t’emmènerai loin du malheur

Bercée au rythme de mon cœur

T’as mis du temps à m’aimer

Tu méditais, tu m’évitais

T’as mis du temps à m’aimer

Tu m’évitais, tu méditais

Tu méritais ce temps passé

Par Machiavel - Publié dans : Les itinéREELS
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Samedi 21 janvier 2006

J’te comprend pas 

Tu m’fais des promesses

Que tu tiens pas 

Tu m’dis que rien ne presse

Et on fait rien

J’te comprend pas 

J’te dis « viens » 

Tu m’réponds « on y va »

Et on est toujours là 

Au même endroit 

J’te comprend pas

On attend… on attend quoi ?

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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Dimanche 15 janvier 2006

Tu me disais que je t’avais rendu l’espoir, 

J’étais la première que tu aies vraiment aimée,

Celle que tu attendais sans plus y croire, 

J’étais ton instant et ton éternité. 

Ensemble, nous allions réaliser nos rêves.

Les yeux mi-clos, je t’écoutais,

Un sourire au coin des lèvres.

J’aimais imaginer les pays à visiter,

Les escales jalonnant notre voyage,

Les odeurs de Santal et de Bougainvilliers,

Les rencontres et les paysages,

Le son des sitars et des yukulélé.

Souvent, plongée dans mes pensées,

Je sentais, contre moi, ton corps,

Ta bouche, ta langue, tes baisers,

Tes bras me serrant très fort

Je me laissais emporter, oubliant tout :

Les canaux gelés de la Neva,

Les chemins menant à Katmandou,

Les rues colorées d’Ankara…

J’oubliais la grisaille qui nous entourait,

Le bruit, la fureur de la cité

Dans notre bulle, je me sentais protégée.

Rien ne pouvait me toucher.

J’ai mis longtemps à réaliser, mon cœur :

Ce n’est pas en m’enfuyant au petit matin,

Que je trouverais la sérénité et le bonheur,

Mais  ici, avec toi, si tu acceptes de me tendre la main,

Bientôt, tu me l’as promis, je ne connaîtrais plus la  peur,

 Maintenant que tu es mon instant et mon éternité.

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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