Tu me disais que je t’avais rendu l’espoir,
J’étais la première que tu aies vraiment aimée,
Celle que tu attendais sans plus y croire,
J’étais ton instant et ton éternité.
Ensemble, nous allions réaliser nos rêves.
Les yeux mi-clos, je t’écoutais,
Un sourire au coin des lèvres.
J’aimais imaginer les pays à visiter,
Les escales jalonnant notre voyage,
Les odeurs de Santal et de Bougainvilliers,
Les rencontres et les paysages,
Le son des sitars et des yukulélé.
Souvent, plongée dans mes pensées,
Je sentais, contre moi, ton corps,
Ta bouche, ta langue, tes baisers,
Tes bras me serrant très fort
Je me laissais emporter, oubliant tout :
Les canaux gelés de
la Neva,
Les chemins menant à Katmandou,
Les rues colorées d’Ankara…
J’oubliais la grisaille qui nous entourait,
Le bruit, la fureur de la cité
Dans notre bulle, je me sentais protégée.
Rien ne pouvait me toucher.
J’ai mis longtemps à réaliser, mon cœur :
Ce n’est pas en m’enfuyant au petit matin,
Que je trouverais la sérénité et le bonheur,
Mais ici, avec toi, si tu acceptes de me tendre la main,
Bientôt, tu me l’as promis, je ne connaîtrais plus la peur,
Maintenant que tu es mon instant et mon éternité.