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Présentation

Mercredi 26 avril 2006

J’ai ouvert les yeux

Je me suis détachée de toi

Tu souriais, tu étais heureux

Et moi, soudain, j’ai été prise d’effroi

L’obscurité était dense

Je ne voyais rien, j’avais peur

J’ai couru dans tous les sens

J’ai cherché une lueur

Le sol était jonché de gravats

J’avançais, je chutais

J’ai agrippé ton bras

Je me suis relevée, j’ai lutté

Tu m’as attiré vers toi

J’ai refermé les yeux

Tu as refermé tes bras sur moi

Et j’ai vu tous les camaïeux

Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel

Le vert de l’herbe folle des champs

L’or éclatant du soleil

Le rouge du feu ardent…

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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Mardi 25 avril 2006

Tu m'attrapes par la main

Et tu me pousses vers les falaises.

Je ne veux pas regarder au fond du ravin !

Tu te penches, tu me mets mal-à-l'aise.

Si tu tombes, tu m'entraînes !

Je ne sais pas nager dans les eaux sales.

J'ai peur, je voudrais que tu te reprennes.

Ne laisse pas ce vertige nous être fatal.

Viens, éloignons-nous du bord.

Ne nous laissons pas assaillir par les doutes.

Ne jouons pas avec la mort.

Reprenons le cours de notre route.

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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Lundi 24 avril 2006

Je me force .Je m’entraîne. Je prends les rennes. Je m’endurci. Je résiste. J’oublie. Je crois oublier. J’esquive les balles. Je profite du crime. Me taire. Je me terre. Je m’enterre. Je déterre. Je déteste. Je crois détester. Je ferme les yeux. Je suis aveugle. Je n’avoue pas. J’avilis. J’invente. J’affame. J’affabule. J’affiche. J’affaiblis. Je fomente. Je fausse. Je mens. Je me mens. Je crois y arriver. Je me détache. Je m’entache. Je me pastiche. Je triche. Je truque. Je tronque. J’ai le trac. Je tressaille. J’entaille. J’y travaille. Je défaille. Je me défoule. Je dépouille. Je fouille. Je souille. J’ai la trouille. Je tempère. J’espère. Je désespère. J’ulcère. J’altère. Je dessers. Je disserte. Je descends. Je dissimule. Je dis c’est mal. Je subis. Je sais bien. Je m’emmure. Je me torture. Je me tire. J’ai tort. J’ai tout. Je l’ai. Je le hais.  Et je l’aime.

Par Machiavel - Publié dans : Les itinéREELS
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Dimanche 23 avril 2006

He wishes for the clothes oh heaven 

Lui qui aurait voulu pouvoir offrir le ciel

William Butler Yeats (1865-1939)

Had I the heaven's embroidered cloths,               

                                                           Si je pouvais t'offrir le bleu secret du ciel 

Enwrought wtih golden and silver light,         

                                                          Brodé de lumière d'or et de reflets d'argents 

the blue and the dim and the dark cloths             

                                                          Le mystérieux secret, le secret éternel 

Of night and light and of the half-light                   

                                                          De la nuit et du jour, de la vie et du temps

 

I would spread the cloths under your feet:       

                                                         Avec tout mon amour je le mettrais à tes pieds 

But I being poor, have only my dreams; 

                                                         Mais tu sais je suis pauvre et je n'ai que mes rêves 

I have spread my dreams under your feet; 

                                                        Alors c'est de mes rêves qu'il faut te contenter

Tread softly because you tread on my dreams.

                                                        Marche doucement, car tu marches sur mes rêves

 

 

 

 

 

 

Par Borgia & Machiavel - Publié dans : Les détours
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Samedi 22 avril 2006

"Away from you"

Chanson écrite, composée, jouée et interpretée par Machiavel

Paroles (article du 19 mars 2006)

Par Machiavel - Publié dans : Les itinéREELS
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Samedi 22 avril 2006

"...With light in my head, with you in my arms..."

  

Par Borgia & Machiavel - Publié dans : Les détours
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Jeudi 20 avril 2006
Quand je ferme les yeux
Quand s’ouvrent les cieux
Brillent les bleus soleils
Brûle mon sommeil

 

Tu es là dans mon lit
Tu effaces mes soucis
Tu me fais face et souris
Tu m’enlaces, tu m’enduis

 

Je croise les doigts
Je croîs en toi
Corps nacré, si doux
Je crois en nous

 

L’obscurité me réveille
Saignent mes oreilles
De trop de silence
De trop d’absence

 

La sève de mes rêves,
Qui me prend et m’enlève
Qui luit sur mes nuits,
Je te vois et je vis
Par Machiavel - Publié dans : Les itinéREELS
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Mercredi 19 avril 2006

La nuit, je me glisse dans son sommeil.
Dans ses rêves, je m’unis à elle

Et m'évapore avant son réveil. 

 

La vie nous nie - La nuit nous lie. 

 

Elle dort, elle ne sait pas que c’est moi

Qui fait trembler son corps sous les draps

En la serrant très fort dans mes bras. 

 

La vie nous nie - La nuit nous lie. 

 

Je dormais, je t’ai senti en moi.

Le doux effleurement de tes doigts

Me redessinait de haut en bas. 

 

La vie nous nie - La nuit nous lie. 

 

Très vite, j’ai reconnu ton odeur.

Tes baisers avaient la même saveur.

Tes étreintes la même ardeur. 

 

La vie nous nie - La nuit nous lie. 

 

La vie peut toujours nous séparer.

Chaque nuit nous réunit, comblés,

Entre songe et réalité.

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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Lundi 17 avril 2006

Nous poursuivons nos vies

Chacun de notre côté.

Nous leur jouons la comédie

Des conventions.

Nous leur présentons le visage

De la sincérité.

Nous les berçons de mirages

Et de belles illusions.

 

Tous ignorent notre secret.

Nul ne sait, en effet

Qui tu es pour moi,

Qui je suis pour toi.

Ils refuseraient de croire

Que notre amour est pur.

Ils ne pourraient concevoir

Que c’est plus qu’une aventure.

 

Toujours en leur présence,

Nous masquons nos émotions,

Nous restons distants…

Mais, défiant leur attention,

Nos yeux se cherchent,

Nos lèvres se sourient,

Nos mots se cachent,

Nos mains se lient…

 

Nous patientons, attendant

Que la porte se referme,

Pour mettre un terme

A tous ces faux-semblants

Alors, seulement,

Nous pouvons nous retrouver,

Nous avouer nos sentiments,

Oublier l'adversité.

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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Dimanche 16 avril 2006

On chevauchera

A travers champs

Le vent soufflera

Dans nos cabans

La pluie détrempera

Nos cheveux et nos visages

On cavalera

Dans les rues des villages

On éclaboussera

Les passants

On enlacera

Les enfants

On dansera

Sous les bourrasques

On sautera

Dans les mares et les flaques

 

On rira

Des regards réprobateurs

On s’embrassera

Sans se soucier des moqueurs

On boira

Jusqu’à l’ivresse

On s’aimera

Sans en voir cesse

On aura

Ni maître, ni patrie

On sera

Enfin affranchi

 

 

Viens, partons !

Allons voir si le Monde

Est aussi vaste que nous le rêvons.

Par Borgia - Publié dans : Les itinéREELS
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